Depuis le 7 février, le Premier ministre Alix Didier Fils Aime avance comme un capitaine au lever du jour. La mer est encore agitée, l’horizon parfois brumeux, mais la direction est fixée et tracée. Seul à la barre de l’exécutif, il imprime un rythme plus lisible, plus ferme, plus cohérent, il ne cherche pas le tumulte des discours, mais la force tranquille des décisions qui réparent, qui reconstruisent et qui rassurent. La tempête n’est pas totalement dissipée, mais l’horizon se dégage peu à peu, et le pays retient son souffle et respire mieux.
Le pays a longtemps vécu au rythme des incertitudes. Les routes coupées, les marchés paralysés, les familles privées de leur droit le plus élémentaire : circuler librement sur leur propre terre. Aujourd’hui, la réouverture progressive des grands axes routiers n’est pas qu’un acte logistique ; c’est un symbole. Lorsque les routes se rouvrent, ce sont les marchés qui revivent, les écoles qui se remplissent, les travailleurs qui reprennent leur trajet quotidien. La libre circulation n’est pas un détail administratif ; c’est la traduction concrète de l’autorité de l’État. C’est la reconquête de l’espace public par la République.
Quand les artères d’une capitale recommencent à vibrer, c’est le cœur d’une nation qui bat à nouveau.
La sécurisation et la relance de l’Aéroport International Toussaint Louverture va porter cette même charge symbolique. Un aéroport opérationnel signifie un pays reconnecté, capable d’accueillir, d’échanger, d’investir, ce sont des familles qui vont se retrouver, des investisseurs qui vont revenir, des étudiants qui vont voyager, un pays qui va respirer à nouveau. C’est une porte ouverte sur le monde et un message clair : la normalisation est en marche.
Mais au-delà des infrastructures, c’est la confiance que le chef du gouvernement va restaurer. Une confiance patiemment reconstruite, pierre après pierre. Il parle d’Entente Nationale pour la Stabilité comme on parle d’un pacte moral : réunir les forces vives, convoquer les compétences, dépasser les querelles pour servir l’essentiel.
Mais le renouveau ne se limite pas aux infrastructures. Il se mesure à la confiance qui revient, lentement mais sûrement. Le Premier ministre mise sur une gouvernance plus technique, structurée autour de compétences reconnues. Technocrates, hauts fonctionnaires, acteurs de la société civile sont appelés à contribuer à une vision d’ensemble : stabiliser, organiser, préparer l’avenir.
Le Premier ministre sait que la dignité d’un peuple ne se proclame pas. Elle se garantit. Elle se protège. Elle s’organise. Rendre aux citoyens leur droit de circuler sans peur, de commercer sans extorsion, d’étudier sans interruption, c’est redonner sens au mot République. La dignité d’un peuple s’ancre dans la sécurité et la prévisibilité.
Et au bout du chemin, il y a les élections. Non pas un simple scrutin, mais une étape vers la consolidation institutionnelle. Car voter, c’est croire que la voix compte. Pour que le vote ait du sens, il faut d’abord que l’État tienne debout.
Depuis le 7 février, le pays n’est plus dans l’attente ; il est en mouvement. Les commissariats et sous-commissariats ont commencé à rouvrir, la police poursuit l’offensive, les drones continuent d’imposer leur présence dans le ciel, semant la crainte dans les rangs des bandits. Les gangs armés désertent, se font plus discrets, disparaissent des réseaux sociaux et cessent de traumatiser toute une population. À la barre, le Premier ministre avance sans triomphalisme, mais avec la conviction que les nations se relèvent lorsque l’autorité rime avec responsabilité.
L’aube n’efface pas les cicatrices de la nuit. Mais elle annonce toujours la possibilité d’un jour nouveau.


