Port-au-Prince, 21 janvier 2026.— La lutte contre l’insécurité semble entrer dans une nouvelle phase. De plus en plus de voix s’accordent à reconnaître l’engagement total du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans la bataille contre les groupes armés. À travers la Police nationale d’Haïti (PNH), le chef du gouvernement a lancé une offensive d’envergure visant à traquer les bandits jusque dans leurs zones de retranchement.
Selon plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux, des drones ont été déployés dans des quartiers sensibles, provoquant une pression constante sur les gangs. Des témoins évoquent une situation de panique dans les rangs criminels, décrivant des bandits contraints de fuir dans toutes les directions, face à l’intensification des opérations.
Dans ce contexte, le Premier ministre est déterminé à prendre des décisions fortes, avec autorité et responsabilité, afin de démanteler les gangs, rétablir l’ordre public et créer les conditions nécessaires au retour à la normalité. Cette dynamique, soutiennent plusieurs observateurs, vise aussi à permettre au Conseil électoral provisoire (CEP) de disposer d’un climat plus favorable pour organiser des élections crédibles, attendues par une population épuisée par la crise.
Les actions menées sous l’impulsion du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sont perçues comme un signal d’espoir. Elles renforcent la confiance, redonnent un souffle à la population et nourrissent l’idée d’un retour progressif vers la paix, la sécurité et la stabilité nationale.
Des réactions sur Facebook entre soulagement, prudence et attentes
Sur Facebook, plusieurs citoyens ont salué ce qu’ils considèrent comme une reconquête progressive de certains territoires longtemps contrôlés par les gangs.
Un internaute affirme notamment que « les zones où se trouvaient les murs de Bel-Air, Delmas 2, Bois-de-Chêne, rue Tima, rue Saint-Martin, ainsi que les secteurs où des remorques bloquaient les routes, ont été totalement dégagés par la police ». Selon ce témoignage, des maisons attribuées à des chefs de gangs auraient été visitées et « Bel-Air serait, pour l’instant, complètement récupéré ».
Un autre utilisateur insiste sur le caractère temporaire de cette reprise, précisant : « Oui, au moment où j’écris, depuis le 30 décembre jusqu’à maintenant, ce sont les forces de l’ordre qui contrôlent Bel-Air. Cela dérange peut-être certains, mais c’est la réalité : la police circule librement dans la zone. Je ne sais pas ce que demain apportera, mais pour l’instant, Bel-Air est récupéré. »
Plusieurs commentaires traduisent aussi une forte charge émotionnelle. Une citoyenne, visiblement nostalgique, confie rêver de retrouver sa liberté de circuler à Delmas 2, de traverser les rues du centre-ville, de faire ses achats au marché, de reprendre ses habitudes de vie et de « revivre ces beaux moments simples », aujourd’hui rendus impossibles par l’insécurité.
D’autres internautes, tout en saluant les avancées, appellent à des mesures plus profondes. L’un estime que « l’État devrait démolir totalement les maisons pour reconstruire la capitale » dans toutes les zones récupérées. Un autre souhaite que « ces nouvelles ne changent jamais » et affirme vouloir entendre chaque jour des annonces de récupération de territoires perdus.
Cependant, la prudence reste de mise. Un commentateur avertit que « tant que la police n’installera pas des bases permanentes dans ces zones, il ne s’agira pas d’une véritable récupération ». Un autre renchérit en demandant que « certaines unités de la PNH s’y établissent durablement pour empêcher le retour des criminels ».
Certains mettent aussi l’accent sur la nécessité de moyens. Un internaute dit rester convaincu que « la PNH et les FAD’H peuvent résoudre le problème, à condition qu’il y ait de la volonté et du matériel ». D’autres attendent des résultats plus marquants, notamment l’arrestation de figures majeures : « Le problème, c’est qu’ils n’ont pas encore mis la main sur un grand chef de gang. Le jour où ils commenceront à en arrêter, là on verra un vrai travail. »
Enfin, plusieurs messages appellent à maintenir la pression sur les groupes armés. « Bravo à la police, bravo au Premier ministre, lâchez les drones sur eux », écrit un utilisateur, tandis qu’un autre insiste : « Il faut que des unités soient positionnées sur place pour éviter que les criminels reviennent. »
Une dynamique à consolider
Si les témoignages sur les réseaux sociaux reflètent un certain optimisme, ils mettent aussi en évidence une attente majeure : transformer les opérations ponctuelles en contrôle durable du territoire. Pour de nombreux citoyens, la reconquête sécuritaire ne pourra être considérée comme acquise que si l’État, à travers la PNH, parvient à stabiliser les zones récupérées, à neutraliser les chefs de gangs et à garantir la libre circulation sur l’ensemble du territoire.
Dans l’immédiat, cette montée en puissance de l’offensive sécuritaire, portée par l’exécutif, apparaît comme un tournant qui redonne à la population l’espoir d’un retour progressif à la vie normale.


