Parler de “nationalistes” au sujet des membres du CPT est une imposture. Un nationaliste, c’est quelqu’un qui défend la nation, la souveraineté, l’intégrité du pays et la dignité de l’État. Or, au CPT, il n’existe aucun véritable nationaliste.
Ces hommes n’ont pas accédé au pouvoir par la volonté populaire, ni par une légitimité nationale construite dans les urnes. Ils ont été installés par l’international. Ce sont les mêmes acteurs étrangers qui ont humilié Ariel Henry avant de transférer le pouvoir à cette structure. Et aujourd’hui, ce sont encore ces mêmes acteurs qui fixent la fin de leur mandat au 7 février, sans possibilité de prolongation.
La réalité est brutale : ceux qui ont donné le pouvoir peuvent aussi le retirer. Et c’est exactement ce qui se passe. La “force étrangère” se positionne désormais clairement pour tourner la page, et les membres du CPT devront plier bagage et rentrer chez eux, avec leurs familles, avec leurs enfants, et avec leurs regrets.
Alors qu’ils se préparaient à rester, qu’ils cherchaient un appui dans l’international pour prolonger leur mandat, l’international a tranché autrement. Il ne leur accorde rien. Il ne négocie pas leur maintien. Il impose une fin. Et cette fin est proche.
C’est précisément pour cela qu’ils pleurent aujourd’hui et qu’ils tentent de se draper dans un discours “nationaliste”. Mais ce costume ne leur appartient pas. On ne devient pas nationaliste quand cela arrange, et on ne cesse pas de l’être quand cela dérange. On ne peut pas brandir la souveraineté comme un slogan de circonstance, après avoir accepté le pouvoir par la main de l’étranger.
En Haïti, il faudra bien qu’un jour chacun se regarde dans le miroir et affronte la réalité : on ne défend pas la nation en dépendant de ceux qui vous imposent. On ne protège pas la souveraineté en l’ayant d’abord bradée. Et on ne prétend pas incarner l’honneur national quand on entre au pouvoir par une porte étrangère et qu’on en sort par la même porte.


